Communautés rurales et néoagriculteurs : créer des passerelles pour un renouveau territorial

Des entrepreneurs agricoles d’un nouveau type s’établissent dans les territoires ruraux. Ils sont appelés les « néoagriculteurs »! Ce sont souvent des migrants provenant de la ville ou issus de familles non agricoles qui pratiquent une agriculture distinctive :  produire biologique, diversifier leur production, valoriser la terre plutôt que l’exploiter, favoriser une mise en marché de proximité, assurer la qualité des aliments et souvent, opter pour un projet coopératif. L’enjeu qui les anime: agir, influencer, voire transformer l’état de l’environnement naturel. Pour eux, le démarrage de leur entreprise est une composante d’un projet de vie marqué par des relations signifiantes, un projet de famille, un milieu où ils peuvent s’épanouir, être autonomes et créatifs.

En contrepartie, plusieurs communautés rurales visent à revitaliser leur milieu de vie. Elles voient chez les néoagriculteurs un potentiel de plus en plus important de vitalisation par l’établissement de nouvelles familles. Pour soutenir les néoagriculteurs, les communautés mettent en place des leviers tels que l’incubateur d’entreprises agricoles.  L’un d’eux, celui de L’Ange-Gardien en Outaouais, cumule près d’une décennie d’activités d’incubation. Le Centre de recherche et de développement technologique agricole de l’Outaouais (CREDÉTAO) est l’un des partenaires du CISA dans ce projet de recherche-action.

Notre hypothèse est que la réussite de l’établissement et l’enracinement durable découlera de la symbiose entre ces néoagriculteurs et leur communauté d’accueil. Par symbiose, nous entendons une union découlant d’une interdépendance mutuellement bénéfique, indispensable à la durée de l’établissement et à la vitalité de la communauté.

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