Contribution de l’innovation sociale à la robotisation d’un véhicule agricole : Vers de nouvelles relations agriculteur-technologie

Depuis 2015, l’IVI et ELMEC travaillent ensemble à la conception d’un système de navigation pour véhicule autonome hors-route, destiné au secteur agricole. Sa fonction sera d’effectuer des tâches contraignantes, telles que le désherbage, de façon automatisée. Conscients du fait que cette nouvelle technologie constituera un changement de paradigme important pour les travailleurs du secteur agricole, les deux partenaires ont voulu mieux comprendre la relation qu’entretiennent les agriculteurs avec la venue de la robotisation dans leur environnement de travail. C’est dans ce contexte que l’IVI et ELMEC se sont alliés au CISA, afin de mettre en place un espace d’échanges entre les agriculteurs, les concepteurs et le fabricant du véhicule, le tout, en amont du processus de création du véhicule. La structure du projet consistait à des visites chez les producteurs agricoles, suivies d’une série d’entrevues individuelles, pour finalement se terminer avec deux ateliers de réflexion au cours desquels les producteurs, l’équipe de l’IVI et un intervenant du secteur agricole participèrent.

Les échanges avec les agriculteurs ont permis d’identifier six fonctionnalités souhaitées sur le véhicule. Deux semblaient faire particulièrement l’unanimité, soit d’être en mesure d’effectuer le désherbage et d’obtenir des informations sur la santé des sols. L’équipe technique a bâti, en collaboration avec les agriculteurs, deux fiches techniques qui pourront orienter la conception du véhicule, de façon à ce qu’il corresponde à leurs besoins actuels. Les différentes activités du projet ont aussi permis de mesurer la perception des agriculteurs face à la venue d’un véhicule agricole autonome. De façon générale, les échanges ont révélées que cette technologie est majoritairement perçue de façon positive et comme un moyen d’améliorer la qualité de vie et la rentabilité des entreprises en agriculture.

Personne-ressource à contacter : Sandrine Ducruc, chargée de projet – ducruc.sandrine@cegepvicto.ca – 819 758-6401, poste 2365

Partenaires : ELMEC; Institut du véhicule innovant (IVI)

Collaborateur : L’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ)

 

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Agriculture au féminin: vers de nouveaux outils collectifs

Un projet pour des services adaptés aux agricultrices

Compte tenu de l’importance grandissante des femmes s’établissant en agriculture et des particularités liées à leur établissement, on peut se demander s’il existe un ou des modèles d’affaires typiquement féminins en agriculture. Partant du fait que l’agriculture au féminin présente des défis et des enjeux différents pour les femmes et les hommes, les partenaires du projet souhaitent trouver comment l’économie sociale pourrait offrir une réponse collective aux spécificités féminines rencontrées en agriculture. Pour ce faire, nous souhaitons bien cerner la réalité  particulière et les besoins des femmes agricultrices.

L’entrepreneuriat collectif en agriculture pourrait-il être une façon alternative pour elles d’accéder aux moyens de production agricole ?  La propriété collective favoriserait-elle la viabilité et la pérennité des établissements ? La conciliation travail-famille et la qualité de vie des agricultrices ? L’autonomie économique des femmes ? L’épanouissement social ? Le développement des territoires ruraux ?

Personne-ressource à contacter : Lucie Veillette, chargée de projet

Soutien financier du projet: Secrétariat à la condition féminine

Partenaires : Pôle d’économie sociale du Centre-du-Québec, Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec (TCFMCQ), Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS).

Collaborateurs : Fédération des agricultrices du Québec; Fédération de la relève agricole du Québec; Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ); Financière agricole du Québec; Coopérative de développement régional du Québec  (Bureau Centre-du-Québec/Mauricie); Fiducie du Chantier de l’économie sociale.

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Savoirs traditionnels autochtones et sécurité alimentaire

L’objectif ou le résultat attendu général consiste à  identifier et implanter avec nos partenaires cris de Chisasibi une solution novatrice pour capter et transmettre un échantillon des savoirs traditionnels des aînés sur l’alimentation traditionnelle dans une optique de sécurité alimentaire. Les objectifs spécifiques du projet se déclinent alors comme suit : 1) Comprendre le système d’approvisionnement en aliments traditionnels dans la communauté afin de situer l’apport de ceux-ci à la sécurité alimentaire; 2) Identifier avec les partenaires une solution novatrice afin de préserver et transmettre les savoirs traditionnels des Cris sur leur mode de vie alimentaire traditionnel. Une piste à explorer avec les Cris est le concept d’encyclopédie du patrimoine immatériel. Il s’agit de voir si cette piste est pertinente pour les Cris et quelles sont les conditions de réalisation. Il s’agira d’identifier également le bon format de transmission des savoirs : en personne de tradition orale, audio-vidéo, documentation écrite. Notre hypothèse est que le format audio-vidéo devrait être davantage attractif pour les partenaires cris qui ont une tradition orale millénaire; 3) Documenter et capter un échantillon de savoirs traditionnels incontournables des aînés Cris qui sont associés à l’alimentation traditionnelle dans une optique de sécurité alimentaire. Il est particulièrement important de capter le sens culturel que les aînés donnent aux aliments traditionnels.

Partenaires : Chisasibi Business Services Center, Conseil Cri de la Santé et des Services Sociaux de la Baie James (CCSSSBJ), Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science du Québec

Personne-référence : Simon Dugré, coordonnateur

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Agri-RELAIS

L’objectif de ce projet de partenariat est de mettre en place et de tester un dispositif d’accompagnement destiné à faciliter l’établissement et le transfert non apparenté d’entreprises agricoles. Ce dispositif propose du mentorat à la reprise et à la transmission,  le jumelage de repreneurs et de cédants au sein de processus d’incubation à la ferme et la création d’une communauté de pratiques sur le transfert non apparenté.

Partenaires : Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ),   Fondation de l’Entrepreneurship (FDE), Conseil de Recherche en Sciences humaines du Canada

Personne-référence : Lucie Veillette, chargée de projet

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Recyclage des plastiques agricoles

La consommation de plastiques pour l’agriculture est estimée à 6 257 tonnes par an au Québec. Même si un système de collecte de plastiques agricoles existe dans la MRC d’Arthabaska, le taux de récupération reste très faible et des problèmes environnementaux majeurs en découlent.

Le projet de recherche-action proposé a pour objectif général d’expérimenter un dispositif collaboratif afin de favoriser l’optimisation du système de collecte des plastiques agricoles dans la MRC d’Arthabaska. Les objectifs spécifiques du CISA sont : (1) de comprendre la situation actuelle du système de collecte; (2) d’établir un dispositif collaboratif de recherche et d’expérimentation pour améliorer le système; et (3) d’identifier les modalités de succès et les apprentissages tirés de la mise en place d’un tel dispositif collaboratif.

Partenaires : Gesterra, Gaudreau Environnement inc., ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, Coop des Bois-Francs, Union des Producteurs Agricoles (UPA)

Personne-ressource : Sandrine Ducruc, chargée de projet

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Agriculteurs sans relève

Ce projet vise à identifier les motivations et les besoins en cause chez les agriculteurs qui n’ont pas de relève familiale identifiée. Il vise également à établir les facteurs de succès et d’échec du transfert de ferme non familial et à élaborer des modèles de transfert non familial pouvant répondre aux besoins de retraite des agriculteurs cédants tout en facilitant l’établissement de la relève.

Début du projet: Juin 2014

Personne-ressource à contacter : Lucie Veillette, chargée de projet

VEILLETTE, L. et al. (2016).  Du cédant au repreneur : Planifier et réussir un transfert d’entreprise agricole à une relève non apparentée. Rapport de recherche. 58 pages.

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Un laboratoire vivant au service de l’innovation bioalimentaire

Ce projet consiste à expérimenter une démarche innovante, soit celle des Living Lab,  pour accompagner la ville de Longueuil et la MRC d’Argenteuil dans la concrétisation de leurs projets émergents en agriculture.  Cette approche collaborative et centrée sur l’usager est utilisée afin de trouver des solutions à des problèmes sociaux complexes. La démarche soutient notamment les principes de gouvernance partagée, d’innovation ouverte et d’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Concrètement, la Ville de Longueuil utilise la démarche Living lab pour la conceptualisation et la co-construction d’un carrefour d’innovation bioalimentaire. Du côté de la MRC d’Argenteuil, les parties prenantes sont à mettre en place une structure d’appui au développement d’un projet pilote d’agriculture communautaire.

Date de début du projet : Septembre 2013

Personne‑ressource à contacter: Sandrine Ducruc

Partenaires : Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS), Université du Québec à Montréal (UQAM), Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), Ville de Longueuil, MRC d’Argenteuil

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Alliance bioalimentaire nordique

Ce projet a consisté à créer une synergie de recherche et de développement entre quatre centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) œuvrant dans les domaines de l’agriculture, des bioproduits et de l’agroalimentaire : Agrinova, Biopterre, Cintech et CISA. L’Alliance a pour mission d’accompagner les communautés afin de stimuler le développement économique et social du secteur bioalimentaire nordique par le biais d’une approche transdisciplinaire et participative intégrant la recherche appliquée, l’action et la formation. Dans une perspective de développement territorial, les communautés nordiques sont des parties prenantes de premier plan dans les projets mis en place par l’Alliance. C’est pourquoi un des objectifs de l’Alliance est de contribuer à la mise en valeur de la chaine bioalimentaire nordique tout en respectant la diversité culturelle des communautés nordiques.

Personne‑ressource à contacter : Simon Dugré, coordonnateur

Partenaires : Ministère de l’économie, de l’innovation et de l’exportation (MEIE), Agrinova, Biopterre, Cintech, CISA.

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Service de remplacement pour les agriculteurs

Un service de remplacement permet aux agriculteurs d’être remplacés en cas d’accident, de maladie, de décès, de congé parental ou d’implication professionnelle. Il vient également permettre aux productrices et producteurs agricoles de prendre des vacances pour un répit bienfaisant ou d’obtenir  un coup de pouce lors de surcroît de travail.

La démarche entreprise par le CISA s’inspirait d’initiatives européennes. Dans un premier temps, la démarche visait à identifier les besoins des producteurs agricoles québécois et à analyser les modalités de fonctionnement d’un tel service pour l’adapter au contexte québécois. Dans un deuxième temps, un projet pilote de service de remplacement a été implanté et expérimenté avec des producteurs agricoles de la région du Centre-du-Québec et de l’Estrie.

Le service de remplacement (SDR) des producteurs laitiers a été en opération à partir du mois octobre 2013 jusqu’en novembre 2014. Il regroupait 34 entreprises laitières en provenance des MRC d’Arthabaska et de l’Érable. Ce projet a suscité beaucoup d’intérêt et de nombreux acteurs se sont mobilisés afin de créer une structure qui permet de poursuivre et d’améliorer le projet expérimental. Voici ses coordonnées :

Coopérative de solidarité de services de remplacement agricole

672, rue de L’Académie

Victoriaville (Québec) G6R 0V2

Téléphone : 819 291-0882

Courriel : coop.solidarite.agricole@gmail.com

Le service de remplacement (SDR) des producteurs apicoles s’est déroulé de la mi-juillet à la mi-novembre 2014. Il regroupait 9 entreprises apicoles situées dans les régions du Centre‑du‑Québec et de l’Estrie. Un des défis du projet était de mettre en place une structure qui permettrait la rétention de la main-d’œuvre qualifiée sur une base annuelle dans un contexte de production saisonnière.

Personnes‑ressources à contacter : Simon Dugré, coordonnateur

Partenaires producteurs laitiers : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST), producteurs laitiers du Centre‑du‑Québec, Promotuel Bois‑Francs et Groupe Promutuel, Centre d’Emploi agricole du Centre-du-Québec, Coop des Bois‑Francs et Coop des Appalaches.

Partenaires : Conseil de recherche en sciences humaines, 9 producteurs apicoles du Centre‑du‑Québec et de l’Estrie.

Revue de presse:

Allocution de M. Marcel Groleau, président de l’UPA, lors du lancement de la Coopérative de solidarité de services de remplacement agricole, 11 novembre 2014

La Coopérative de solidarité de services de remplacement agricole voit le jour au Centre-du-Québec, 11 novembre 2014

Enfin du répit pour les agriculteurs, Radio-Canada Première, Émission Désautels le Dimanche, 3 août 2014

Le téléjournal Estrie, Radio-Canada, à 12 minutes 55 secondes, 14 juillet 2014

Des acteurs du milieu agricole se mobilisent, La Nouvelle Union, 12 juillet 2014

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Banque de fermes

Le projet Banque de fermes vise la création d’un portail Web agissant comme une interface facilitant le jumelage entre les agriculteurs cédants sans relève et les candidats à la relève sans ferme. Il permettra notamment de soutenir l’accompagnement des démarches de maillage, de transfert d’entreprise et de location d’actifs, à travers le développement d’outils pertinents, tant pour les candidats agriculteurs que pour les intervenants.  Le portail rassemblera les recherches, les publications, les études de cas et les formations utiles afin de contribuer de manière originale aux enjeux de la relève agricole, de la succession des terres agricoles et de l’entrepreneuriat agricole au Québec.

Personne‑ressource : Lucie Veillette, chargée de projet

Partenaires : Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), Université du Québec à Rimouski (UQAR), Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS).

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