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21 juillet 2026

Les coupons nourriciers sont de retour au Bas-Saint-Laurent

Les coupons nourriciers de retour au Bas-Saint-Laurent

Source du texte original : Radio-Canada (extrait du Téléjournal Est du Québec, 21 juillet 2026)

Cet été, 131 ménages à faible revenu du Bas-Saint-Laurent pourront se procurer chaque semaine des aliments frais et locaux dans 6 marchés publics. Le programme des coupons nourriciers a été reconduit dans la région et il bénéficie à une quarantaine de ménages de plus que lors de sa première mouture, en 2025.

Depuis le début du mois de juillet, une trentaine de ménages du Kamouraska peuvent utiliser ces bons d'achat subventionnés dans les marchés publics de Saint-Pascal ou de La Pocatière.

Au total, c’est entre 540 $ et 810 $ qu’ils pourront y dépenser au courant de l’été.

Alors que près d'une personne sur six vit en situation d’insécurité alimentaire au Bas-Saint-Laurent, cette initiative de l'Association des marchés publics du Québec permet aux familles et aux personnes en situation de précarité de respirer financièrement un peu plus, explique Louise Chrétien, la coordonnatrice des services à Moisson Kamouraska, qui est partenaire du projet.

 

Qu'il s'agisse de légumes de saison, de miel local ou de petits fruits, ces ménages retrouvent dans les étals des marchands des denrées auxquelles ils n’ont pas nécessairement accès avec le dépannage alimentaire.

Des paniers de fraises sur une table.
 
Grâce aux coupons nourriciers, ces ménages ont accès à des aliments frais que l'on ne retrouve pas nécessairement dans les banques alimentaires. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Facebook/Aux Jardins d'Alex et Jennie

 

Fidéliser une nouvelle clientèle pour les marchés publics

Il y a des gens qui n'allaient pas dans les marchés publics. Ils pensaient que ce n'était pas un lieu pour eux et qui finalement s'y rendent et trouvent que c'est très agréable, relate Stéphanie Lessard, chercheuse et chargée de projet au Centre d'innovation sociale en agriculture (CISA), qui étudie les retombées du projet.

C'est un moment d'échange, un moment de discussion avec d'autres personnes, poursuit-elle. C'est aussi un lieu pour acquérir un petit peu plus de littératie, qu'elle soit alimentaire ou agricole.

Les coupons nourriciers visent à favoriser la sécurité alimentaire des ménages participants en augmentant l'achalandage des marchés publics… et ainsi les profits des producteurs locaux.

Selon Stéphanie Lessard, qui a sondé les ménages et les marchands participants l’été dernier, au terme de la première saison du projet pilote, les résultats confirment que, même à petite échelle, le programme des coupons nourriciers a eu une incidence positive sur ces deux aspects.

Les effets sur les marchands sont clairs, les producteurs locaux eux-mêmes l'observent, indique-t-elle. Certains voient une légère augmentation [de leurs ventes], d'autres une nette augmentation, dépendamment du type de produits qu'ils vendent.

On met 500 personnes de plus dans les marchés, avec 800 $ [à dépenser].

Une citation deKalil Mnasri, chargé de projet en autonomie alimentaire pour la Table de concertation bioalimentaire du Bas-Saint-Laurent

L’an dernier, une somme équivalant à 41 000 $ a ainsi été remise sous forme de coupons nourriciers et réinvestie dans les circuits alimentaires courts au Bas-Saint-Laurent, rappelle Kalil Mnasri, le chargé de projet en autonomie alimentaire pour la Table de concertation bioalimentaire du Bas-Saint-Laurent. Il estime que la valeur totale des coupons s'élèvera à 65 000 $ cette année.


Pérenniser les coupons nourriciers

L’équipe de recherche du CISA a reçu un financement du ministère de l’Emploi, de l’Innovation et de l’Énergie pour travailler à structurer et pérenniser un programme de coupons nourriciers en vue de l'offrir à l’échelle provinciale.

Deux nouvelles régions s’ajoutent au projet cette année, l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, ce qui permettra d’étudier des particularités locales et d’adapter le programme à des contextes différents.

En septembre, l’équipe effectuera un sondage auprès des marchands et des ménages participants pour évaluer les retombées de cette deuxième année.

Si le nombre exact de personnes desservies sera confirmé lors de ce bilan, les responsables du programme estiment qu'il pourrait rejoindre environ 750 personnes cette année.